La pollinisation est un élément clé de la reproduction sexuée des végétaux supérieurs. Elle est le mode de fécondation privilégié utilisé par les plantes angiospermes (plantes à fleurs produisant des fruits), et gymnospermes (plantes à graines). Il s’agit du processus de transport d’un grain de pollen depuis l’étamine (organe mâle), jusqu’au pistil (organe femelle) d’une fleur de la même espèce.
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On pourrait croire que ce phénomène requiert facilité pour les fleurs hermaphrodites, car il semble n'y avoir aucun problème pour que le pollen passe de l'anthère au pistil. Mais au contraire, la nature ne favorise que très rarement ce type de pollinisation, encore appelé fécondation directe ou autogamie.
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La pollinisation est un service d’échange , gratuit mais indispensable. Ce service rendu par les insectes pollinisateurs (involontairement) apporte 155 à 200 milliards d'euros par an à l'économie agricole mondiale, assuré par divers agents écologiques, pour assurer la survie et l’adaptation des plantes, maintenir la biodiversité et l’équilibre des écosystèmes. Ce service est en déclin partout dans le monde.

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3 modes de pollinisation:

La majorité des végétaux comptent sur les animaux pour assurer leur pollinisation. En effet, plus de 70%  à 80% des cultures (dont presque tous les fruitiers, légumes, oléagineux et protéagineux, épices, café et cacao, soit 35 % du tonnage de ce que nous mangeons) dépendent fortement ou totalement d'une pollinisation animale.

La pollinisation par les insectes

En explorant les fleurs à la recherche de nectar, les insectes (entre autres les abeilles, les papillons, les diptères ou certains coléoptères) se frottent aux étamines, récoltant involontairement des grains de pollen (jusqu'à 100 000) qu’ils abandonneront par la suite dans une autre fleur. Chaque insecte est souvent spécialisé pour récolter le pollen d’une ou de quelques espèces en particulier, ce qui fait que le pollen bénéficie souvent d’un transport ciblé jusqu'à une autre fleur de la même espèce.

Les plantes anémophiles ont des fleurs bien plus ostensibles afin de pouvoir attirer les insectes qui vont pouvoir les polliniser. Elles se parent donc de couleurs et leurs fleurs sont odorantes. L'insecte qui vient butiner le nectar de la plante repart avec du pollen sur lui, et  transporte ce pollen jusqu'à l'autre plante qu'il butine. L'abeille est une pollinisatrice efficace, mais elle n'est pas la seule !

La pollinisation par le vent Le transport du pollen peut aussi s'effectuer par le vent. Le pollen étant léger le vent peut le transporter facilement d'une fleur a une autre .Pour augmenter les chances de fertilisations, ces végétaux croissent généralement en populations denses. Certaines années, les résineux émettent de véritables nuages de pollen doré, et les spécialistes ont pu estimer que près de 300 millions de grains de pollen pouvaient se déposer sur un mètre carré de terrain à ce moment là.

La pollinisation par l'eau La pollinisation peut aussi s'effectuer par l'eau : on appel ça l’hydrochorie. Elle peut revêtir différents aspects et s’effectuer par l’intermédiaire des eaux de ruissellement lorsque les capsules sont entraînées par les ruisselets ou lors d’inondation (débordements de rivières ou de fleuves), par chute directe dans les eaux , par les éclaboussures de la pluie (concerne principalement quelques espèces dont des champignons), ou par l’intermédiaire des courants marins.

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Ici nous ne regarderons que les insectes volants. Texte tiré du Projet CAPSTONE dec. 2011 .abeilles

Un exemple de déclin de la production agricole du Tarn-et-Garonne

Les travaux effectués ont montré que 40% (GALLAI N. et al., 2009) de la valeur économique de la production agricole du Tarn-et-Garonne est attribuable à l’action des insectes pollinisateurs soit 135 millions d’euros par an. Un déclin important des pollinisateurs aurait alors de graves conséquences sur la production du département. Or, bien que la littérature et les médias évoquent la question du déclin des pollinisateurs, celui-ci n’est pas toujours perçu par les acteurs. Ce déclin est à nuancer car il dépend des régions mais aussi des espèces d’insectes pollinisateurs. Toutefois, les populations de pollinisateurs doivent faire face à de multiples menaces non hiérarchisables (frelon asiatique, produits phytosanitaires, maladies des ruches, pression urbaine et dégradation de l’habitat, climat,...).

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