Comme la plupart des insectes, les abeilles communiquent !
Deux moyens principaux pour communiquer :
Au moyen « d’odeurs » (appelées phéromones) qu’elles captent avec leurs antennes, qui sont notamment le siège de l’odorat.
Elles disposent de phéromones différentes pour exprimer différents messages. Ces antennes jouent un rôle important dans la communication entre les abeilles. Siège du sens olfactif, percées de trous minuscules, elles permettent à l’abeille de retrouver chez ses sœurs une multitude d’excitations odorantes propres à sa ruche.
Les antennes détectent également les saveurs, les sons, les vibrations, la température et le degré d’humidité.
Chez l’Abeille domestique, il existe, en plus de l’odorat, un autre moyen de communication. Il s’agit d’une sorte de « danse », de mouvements du corps, qui indique aux autres ouvrières l’emplacement d’un lieu riche en fleurs à butiner.
Ces mouvements indiquent la distance qui sépare la ruche de ce lieu et aussi l’angle à suivre entre le soleil et la ruche pour s’y rendre.
Les étonnantes capacités des abeilles
Les scientifiques ont découvert que les abeilles peuvent comprendre le concept de zéro, en les plaçant parmi les animaux capables de saisir cette notion mathématique assez complexe.
Elles sont capables d’effectuer des opérations simples, notamment des additions et des soustractions.
Elles sont également capables de comprendre des repères de couleurs à l’entrée de leur ruche. Chaque ruche peut ainsi être associée à des repères visuels différents.
Les cerveaux d’abeilles ont moins de 1 million de neurones, comparés aux quelque 86 milliards de neurones d’un cerveau humain. Une expérience a démontré la capacité de ces insectes à effectuer des opérations simples.
Des scientifiques français et australiens ont entraîné des abeilles pour leur faire réaliser des additions et des soustractions avec des nombres inférieurs à 5.
Ces insectes font ainsi partie, avec les primates et certains oiseaux, des animaux chez lesquels des capacités numériques ont été observées.
Une équipe de scientifiques a conçu un parcours en forme de Y avec trois boîtes. Une abeille avait librement trois choix à faire et pouvait trouver soit de l’eau sucrée, soit une solution amère.
Pour choisir son chemin, l’abeille était confrontée à des formes géométriques, entre 1 et 5, qu’elle devait d’abord compter. Ces formes étaient de couleur bleue ou jaune.
Elle devait ajouter 1 au nombre de formes dans le premier cas, et soustraire 1 dans le second, avant de choisir le chemin balisé par le nombre de figures correspondant au résultat.
Après avoir été entraînée pendant 4 à 7 heures et après avoir testé plus d’une centaine de fois le labyrinthe, l’abeille choisissait le bon chemin dans plus de 60 % des cas.