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L'abeille butineuse récolte le nectar sur ou dans les fleurs. En butinant, elle se frotte aux organes floraux et transporte involontairement du pollen. Elle peut également récolter de l'eau et de la propolis.
Ces différentes matières sont rapportées à la ruche et utilisées ou transformées par les abeilles.
Des abeilles spécialisées recherchent alors les différentes ressources nécessaires à la colonie.
Les fleurs produisent du nectar pour attirer les insectes pollinisateurs. C'est une solution sucrée produite par des glandes spécialisées de la fleur. Sa production dépend notamment de l'espèce végétale et des conditions environnementales.
L'abeille plonge sa trompe dans la fleur afin d'aspirer le nectar. Pendant cette visite, son corps se couvre de grains de pollen. Lorsqu'elle visite une autre fleur, une partie de ce pollen peut être déposée sur les organes reproducteurs de cette fleur.
C'est ce transport du pollen entre les fleurs qui constitue la pollinisation par les insectes.
Le miellat est une substance sucrée qui ne provient pas directement du nectar floral. Il est principalement produit par certains insectes piqueurs-suceurs, notamment les pucerons, qui prélèvent la sève des végétaux.
Ces insectes rejettent ensuite un liquide sucré appelé miellat. Les abeilles peuvent le récolter et le rapporter à la ruche. Il peut ensuite être transformé en miel de miellat.
Le miel est stocké dans les cellules des rayons. Lorsque sa teneur en eau est suffisamment faible, les abeilles ferment la cellule avec un opercule de cire.
Le pollen constitue une source importante de protéines, de lipides, de vitamines et de minéraux pour la colonie.
Les butineuses récoltent les grains de pollen sur les fleurs et les transportent jusqu'à la ruche sous forme de pelotes fixées sur leurs pattes arrière.
Dans la ruche, les ouvrières déposent le pollen dans les cellules. Il peut être mélangé à des sécrétions et à du nectar avant d'être stocké. Une partie du pollen peut ainsi subir une fermentation qui améliore sa conservation.
La présence de grains de pollen dans le miel peut également permettre, par analyse botanique, de déterminer les plantes visitées par les abeilles et de contribuer à identifier l'origine florale du miel.
Les abeilles ont besoin d'eau pour leur organisme et pour les besoins de la colonie.
En période chaude, les butineuses recherchent de l'eau à proximité de la ruche. L'eau est notamment utilisée pour préparer la nourriture des larves et pour contribuer à la régulation de la température de la ruche.
Il est donc important, pour une colonie installée par l'apiculteur, qu'une source d'eau soit disponible à proximité.
La cire d'abeille est produite par les jeunes ouvrières grâce à des glandes situées sur la face ventrale de leur abdomen.
La cire est sécrétée sous forme de petites écailles. L'ouvrière les récupère avec ses mandibules, les malaxe et les travaille avant de les utiliser pour construire les rayons.
La cire sert notamment à construire les cellules destinées à recevoir le miel, le pollen et le couvain.
La cire d'abeille est une substance naturelle sécrétée par les abeilles du genre Apis.
Elle constitue le matériau de construction des rayons de la ruche. Elle est utilisée pour stocker le miel et le pollen et pour abriter le couvain.
Sur le plan chimique, la cire d'abeille est constituée principalement d'esters d'acides gras et d'alcools à longue chaîne, ainsi que de différentes autres substances présentes en plus petites quantités.
La propolis est une substance résineuse récoltée par certaines abeilles butineuses sur les bourgeons et les parties externes de différents végétaux.
Les abeilles peuvent notamment récolter des résines sur des peupliers, des bouleaux, des aulnes, des ormes, des hêtres et certains conifères. La composition de la propolis varie donc selon les végétaux disponibles dans l'environnement de la colonie.
La butineuse transporte la propolis sur ses pattes arrière et la rapporte à la ruche.
Une fois dans la ruche, les ouvrières utilisent cette matière pour différents travaux de protection et de construction.
La propolis peut servir de matériau de calfeutrage. Elle permet notamment de boucher certaines fissures et de réduire des ouvertures de la ruche.
Elle possède également des propriétés antimicrobiennes liées à sa composition en résines végétales et en différents composés chimiques. Les abeilles peuvent ainsi l'utiliser pour protéger certaines surfaces de la colonie.
La propolis peut aussi être utilisée pour recouvrir les restes d'un petit animal mort que les abeilles ne peuvent pas retirer de la ruche. Ce comportement limite sa décomposition à l'intérieur de la colonie.
À gauche : l'apiculteur récupère la propolis utilisée par les abeilles comme matériau de calfeutrage.
À droite : les abeilles utilisent la propolis pour réaliser des joints et protéger certaines parties de la ruche.
Lorsqu'un petit animal pénètre dans la ruche et est tué par les abeilles sans pouvoir être évacué, la colonie peut parfois le recouvrir de propolis. Cela limite sa décomposition et protège ainsi la colonie.
Le miel résulte principalement de la transformation du nectar des fleurs ou du miellat récolté par les abeilles.
Les ouvrières récoltent le nectar et le rapportent à la ruche. Elles le transmettent ensuite à d'autres ouvrières par un échange de nourriture appelé trophallaxie.
Au cours de ces échanges, le nectar est mélangé à des sécrétions enzymatiques des abeilles. Sa composition évolue progressivement.
Le nectar est ensuite déposé dans les cellules de cire. Les abeilles ventilent la ruche en faisant circuler l'air avec leurs ailes. Cette ventilation favorise l'évaporation d'une partie de l'eau contenue dans le nectar.
Lorsque le miel est suffisamment mûr, les abeilles ferment la cellule avec un opercule de cire.
La gelée royale est produite par des glandes situées dans la tête des jeunes ouvrières, notamment leurs glandes hypopharyngiennes et mandibulaires.
Elle constitue la nourriture des jeunes larves pendant une partie de leur développement. La larve destinée à devenir reine reçoit une alimentation particulièrement riche en gelée royale pendant son développement.
L'abeille récolte les grains de pollen sur les fleurs et les rassemble en pelotes sur ses pattes arrière.
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Texte modifié et simplifié par moi.
En 1 : la fleur visitée.
En 2 : l'abeille humidifie et agglomère les grains de pollen avec des substances provenant notamment de ses sécrétions.
En 3 : la pelote de pollen est organisée et fixée sur les pattes arrière de l'abeille.
En 4 : l'abeille repart avec sa charge vers une autre fleur ou vers la ruche.
Les pelotes de pollen doivent rester suffisamment cohérentes pendant le vol afin de ne pas se désagréger.
Les abeilles apportent à la ruche le nectar récolté sur les fleurs. La transformation du nectar en miel commence notamment grâce aux enzymes présentes dans les sécrétions des abeilles.
L'abeille butineuse transmet une partie du nectar à une abeille receveuse. Celle-ci peut à son tour transmettre la goutte à une autre ouvrière. Ces échanges successifs constituent la trophallaxie.
Au cours de cette transformation, différentes enzymes modifient les sucres du nectar. L'invertase contribue notamment à transformer le saccharose en glucose et en fructose.
Une autre enzyme, la glucose-oxydase, participe à la formation d'acide gluconique et de petites quantités de peroxyde d'hydrogène. Ces transformations contribuent aux propriétés de conservation du miel.
Les abeilles ventilent la ruche avec leurs ailes afin de favoriser la circulation de l'air et l'évaporation de l'eau contenue dans le nectar.
Lorsque le miel est suffisamment déshydraté, il peut être stocké dans les cellules puis recouvert d'un opercule de cire. Cette fermeture protège le miel de l'humidité de l'air.