Sauver la forêt et développer la nature en ville
- Les problèmes liés à la pollution et au changement climatique font
partie des grands défis écologiques actuels.
- Les villes occupent une place importante dans ces problèmes.
L'urbanisation, l'augmentation des déplacements et la consommation
d'énergie ont des conséquences importantes sur l'environnement.
Les villes concentrent une grande partie de la population mondiale,
des activités économiques et des consommations d'énergie. Elles sont
donc également des lieux essentiels pour agir contre le réchauffement
climatique et pour améliorer notre environnement quotidien.
La végétalisation des villes peut notamment apporter de l'ombre,
favoriser la biodiversité, améliorer le confort thermique et rendre
certains quartiers plus agréables à vivre.
- Pourquoi végétaliser les villes ?
- La végétation est l'un des éléments qui peuvent contribuer à
améliorer le cadre de vie.
Les arbres et les espaces végétalisés peuvent apporter de l'ombre,
participer au rafraîchissement local par l'évapotranspiration,
favoriser la présence d'insectes et d'oiseaux et contribuer à réduire
certains effets des fortes chaleurs.
La végétalisation peut également améliorer l'attractivité d'un
territoire et créer des espaces plus agréables pour les habitants.
C'est pourquoi rechercher un meilleur équilibre entre la ville et
la nature est devenu un enjeu important.
Source indiquée dans l'ancienne page :
casabee.eu, article consacré aux villes écologiques et durables.
- L'augmentation de la population mondiale, la consommation de masse,
les transports et les activités industrielles exercent une forte
pression sur les ressources naturelles.
L'urbanisation continue de progresser dans de nombreuses régions du
monde. Cela rend d'autant plus important le développement d'espaces
verts, la protection des arbres existants et la préservation des
écosystèmes naturels.
- Pourquoi ne pas créer ou recréer des écosystèmes riches ?
- On peut chercher à favoriser plusieurs niveaux de végétation :
la strate herbacée, la strate arbustive et la strate arborée.
- La végétation peut contribuer à lutter localement contre certains
effets de la chaleur, à améliorer le paysage et à offrir des habitats
à de nombreuses espèces.
Une ville qui conserve ses arbres, ses haies, ses sols vivants et ses
petits espaces naturels peut ainsi accueillir davantage de biodiversité.
En France, l'Office national des forêts (ONF) travaille notamment sur
la gestion des forêts et sur différentes formes de végétalisation et
de nature en ville.
- Que pouvons-nous faire pour le climat,
la beauté de nos villes et notre bien-être ?
- Pour cela, plusieurs actions sont possibles :
1/ - Préserver la biodiversité
Inventaires et suivi de la biodiversité ;
Création et restauration d'habitats ;
Protection des sols et des milieux naturels ;
Développement du génie écologique.
2/ - Repenser la place de l'arbre en ville
Choix d'essences adaptées au climat et au sol ;
Inventaires, diagnostics et entretien du patrimoine arboré ;
Étude des sols et choix des végétaux ;
Plantation et entretien des arbres ;
Protection des arbres existants ;
Lutte contre certains ravageurs, lorsque cela est nécessaire.
3/ - Créer des aménagements favorables à la nature
Création de sentiers naturels ;
Installation de mobilier en bois ;
Aménagements paysagers ;
Création d'espaces favorables aux insectes et aux oiseaux ;
Élaboration de contenus pédagogiques.
- La méthode Miyawaki
- Le botaniste japonais Akira Miyawaki a développé une méthode de
restauration de végétation naturelle fondée sur l'observation des
forêts locales.
L'idée consiste notamment à utiliser des espèces adaptées au milieu
local et à planter de manière relativement dense afin de favoriser
une installation rapide de la végétation.
Cette méthode a été utilisée sur des terrains fortement dégradés ou
urbanisés dans différentes régions du monde.
Il faut cependant éviter de présenter cette méthode comme une solution
miracle : le choix des espèces, la qualité du sol, le climat, l'eau
disponible et l'entretien des premières années restent importants.
- L'objectif d'une forêt urbaine n'est pas le même que celui d'une
plantation destinée uniquement à produire du bois.
- En sylviculture, certaines plantations peuvent être constituées
d'un nombre limité d'essences choisies pour leur croissance ou leur
adaptation à la production recherchée.
- Dans une démarche de restauration écologique, on cherche davantage
à retrouver un ensemble d'espèces et de végétaux adaptés au milieu,
afin de constituer un écosystème plus diversifié.
La diversité des espèces et la diversité génétique peuvent contribuer
à la capacité d'un écosystème à faire face aux changements de son
environnement.
- L'objectif peut être de créer des espaces végétalisés diversifiés
à l'intérieur des villes ou de restaurer certains milieux dégradés
dans les zones rurales.
Il est toutefois important de préserver en priorité les forêts
existantes : une forêt ancienne ou naturelle possède une histoire,
des sols, des champignons, des insectes, des animaux et de nombreux
organismes qui ne peuvent pas être recréés rapidement par une simple
plantation.
- Une forêt diversifiée peut présenter une meilleure capacité
d'adaptation face à certaines perturbations.
Une fois installée, une végétation bien adaptée au milieu peut devenir
plus autonome. Cependant, cela ne signifie pas qu'une forêt créée
selon la méthode Miyawaki ne nécessite jamais d'intervention :
les premières années sont particulièrement importantes et le suivi
dépend du terrain et du climat.
La méthode inspirée des travaux de Miyawaki a été utilisée dans
plusieurs pays d'Asie, d'Europe, d'Afrique et d'Amérique.
Source indiquée dans l'ancienne page :
Reforest'Action, articles consacrés aux forêts urbaines et à la
méthode Miyawaki.
- Végétaliser nos villes
- La végétalisation peut être un levier intéressant pour adapter
certaines villes aux changements climatiques et améliorer le cadre
de vie.
Conçue au Japon par le botaniste Akira Miyawaki, la méthode de
plantation évoquée ici cherche à faire pousser rapidement une
végétation inspirée des forêts naturelles locales sur des terrains
urbanisés ou dégradés. 22 mars 2019
- Les peuples et les forêts
- La destruction des forêts menace également les populations qui
dépendent directement de ces milieux.
En Amazonie, plusieurs peuples autochtones, parmi lesquels les
Wayana, les Yanomami, les Kayapó et les Shuar, ont développé des
relations étroites avec leur environnement forestier.
L'histoire de la colonisation de l'Amérique a provoqué d'immenses
bouleversements démographiques, culturels et territoriaux pour les
peuples autochtones.
Aujourd'hui encore, la déforestation, l'exploitation minière,
l'agriculture intensive et différents projets d'aménagement peuvent
menacer certains territoires et leurs populations.
- L'arbre fait ce qu'il peut pour vivre...
- Et, sans que nous nous en rendions toujours compte, les arbres et
les autres plantes rendent de nombreux services aux écosystèmes :
production d'oxygène par photosynthèse, stockage du carbone dans la
biomasse et les sols, protection des sols, habitats pour de nombreuses
espèces et participation au cycle de l'eau.
- Les plantes communiquent-elles avec nous ?
- Les plantes sont capables de communiquer entre elles et avec leur
environnement par différents mécanismes : signaux chimiques,
substances volatiles, réseaux souterrains associés aux champignons
et réactions à différents stimuli.
Cela ne signifie pas qu'elles communiquent avec les humains comme
nous le faisons entre nous. Il faut distinguer les phénomènes
biologiques observés par les chercheurs des interprétations
spirituelles ou culturelles.
- Les CHAMANS et les plantes sacrées
- Le chaman est une personne qui, dans certaines sociétés
traditionnelles, est considérée comme un intermédiaire entre le monde
humain et le monde des esprits.
Le terme « chamanisme » regroupe des traditions très différentes
selon les peuples et les régions du monde.
Le chaman peut avoir différentes fonctions : conseiller, guérisseur,
rituel, médiateur ou guide spirituel, selon les traditions concernées.
Dans certaines pratiques, le chaman entre dans un état modifié de
conscience, parfois appelé transe ou extase, et affirme entrer en
relation avec des esprits ou d'autres réalités.
- Des chercheurs en sciences humaines et en sciences cognitives
étudient notamment les phénomènes de transe, leurs effets sur la
conscience et leur place dans différentes cultures.
Ces recherches permettent d'étudier le chamanisme comme phénomène
culturel et humain, sans pour autant démontrer scientifiquement
l'existence des mondes spirituels décrits par certaines traditions.
- Certaines plantes dites « sacrées » contiennent des substances
actives capables de modifier la perception, l'humeur ou l'état de
conscience.
Dans certaines traditions, ces plantes occupent une place religieuse
ou cérémonielle importante.
Il est toutefois nécessaire de distinguer les effets biologiques
connus de ces substances des croyances qui leur attribuent une
communication avec le monde spirituel.
- Dans certaines traditions chamaniques, des animaux, des plantes
et des éléments de la nature sont considérés comme des esprits ou
comme des êtres avec lesquels l'être humain peut entrer en relation.
Ces conceptions témoignent de la diversité des rapports que les
sociétés humaines entretiennent avec la nature.
- Les plantes peuvent donc nous étonner par leurs capacités
biologiques extraordinaires. Mais lorsque l'on parle de leur
« intelligence », de leur « langage » ou de leur « volonté », il
est important de préciser s'il s'agit d'une description scientifique
ou d'une interprétation culturelle.
*** Source indiquée dans l'ancienne page : chamanisme.eu
OOCBO
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Version 2018/2020 - REFAIT ET RELU AVEC L'AIDE D'UNE IA EN 2026
* Sources et références : ONF, travaux sur la forêt urbaine et la
nature en ville.
Idées et textes Etaient de différentes sources documentaires,
puis adaptés et simplifiés pour cette page OOCBO.
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